La porte de la véranda

Je me souviens de la porte de la véranda, jadis entrouverte en tout début d'après-midi sur la mer bien lointaine dans sa pensée bleue,

mais que le vent en riant rapprochait de la vitre,
lorsqu'il avait envie de jouer un peu.

Si je me levais pour faire couler le café, je voyais voguer dans les reflets du verre de la porte quelques ronds de silence. C'étaient des voiles blanches.

Quand je me sens aujourd'hui très loin de la pensée des autres, je ferme les yeux;
peut-être mon âme s'ouvre-t-elle sur elle-même;

et si le temps se balance, espiègle comme un enfant, 
il me semble que la mer doucement s'avance

puis qu'elle efface, avec sa pensée bleue, le sable blanc des longues absences,
en entrant comme cela, 

en silence,
par la porte de la véranda.

Géraldine Andrée   

Commentaires

  • J'aime ce temps, espiègle...

  • Très beau poème La porte de la véranda ...

  • Merci.

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