Pour te connaître,

tu le sais, il te faut retourner en rêve dans cette maison bordelaise, à flanc de colline, cette maison avec ses volets de bois, son lavoir rempli d'eau fraîche et étincelante dans la lumière de midi, son banc sous l'auvent de tuiles, son jardin d'herbes hautes, parfumées et piquantes,
cette maison bordelaise où battait le coeur du silence, où ta solitude conversait avec les voix secrètes de tous les poèmes du monde pendant la sieste sans sommeil,
cette maison bordelaise où tu écrivais déjà, aimais et vivais selon le grand rêve de ton âme.
Tu en es capable.

 

Géraldine Andrée

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