Si l'on ne dit pas le jardin

Si l'on ne dit pas le jardin,
combien il a existé,
combien il fut aimé,
combien il aima nos mains
dans les temps lointains,
on entendra sa plainte
de feuilles ballottées
par le vent du temps
à la fenêtre 
de notre mémoire
toutes les nuits,
jusqu'à notre mort...

 

Et il nous faudra renaître
dans une autre vie
pour retrouver un jardin
qui ressemble
à ce jardin ancien,
le perdre à nouveau
afin d'exaucer,
cette fois,
son ardent désir
de revivre
dans notre langue
natale.

 

Géraldine Andrée

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